Dans la note précédente, nous avons couvert les étapes de traitement jusqu'au post-traitement, en sautant la procédure de migration. Dans cette note, nous examinerons spécifiquement la migration et la façon dont un logiciel moderne et intuitif en fait un processus simple.

Migration 3D

La migration est le processus par lequel les anomalies hyperboliques sont réduites en points à l'aide d'une vitesse connue et d'un algorithme mathématique. De nos jours, il n'est pas largement utilisé dans le profilage 2D, car les opérateurs apprennent rapidement à reconnaître les formes hyperboliques généralement formées par les lignes électriques et autres cibles.

À notre avis, la valeur de la migration est plus prononcée dans les vues de dessus (C-scans) des données, où les cibles linéaires et les bords s'étalent latéralement dans les données non migrées. Le processus a également le potentiel de nettoyer les asymptotes des côtés des fossés ou d'autres cibles enterrées, qui ne sont pas nécessairement linéaires. Il convient de noter que dans le passé, il était assez courant de migrer des profils 2D, puis d'appliquer une interpolation aux sections migrées, mais ce n'est pas ce que nous entendons par véritable traitement 3D.

Pour une migration stricte, il faut connaître la vitesse de l'onde à travers l'ensemble du site étudié. En données 2D, il est possible d'appliquer un modèle de vitesse en couches avant la migration, alors que dans un grand nombre de données-3D, cela devient très difficile, voire impossible. Ajoutez à cela que la migration est un processus chronophage tout à fait et que nous ne connaissons pas le logiciel capable de gérer des vitesses variables sur de grandes surfaces efficacement. Donc, nous devrions avoir des outils et des stratégies pour rendre ce processus souple et efficace.

Il est courant d'appliquer un ajustement d'hyperbole sur des sections 2D pour estimer la vitesse locale. Bien que cela puisse bien fonctionner dans de nombreux cas, nous proposons une méthode plus robuste, via la migration test de sections 2D sélectionnées.

Un logiciel moderne et interactif permettra à l'utilisateur de sélectionner et de visualiser n'importe quelle coupe 2D à partir de la vue de dessus. Comme illustré sur la figure 1, nous voyons deux lignes traversant quatre cibles linéaires et les radargrammes correspondants montrant les hyperboles. Alors que les trois premières cibles peuvent facilement être estimées avec des hyperboles, bien qu'un œil averti notera les variations de diamètres, la quatrième n'a pas l'air si nette du tout. Il peut s'agir du toit d'un ponceau plutôt que d'un tuyau.

Méthode


Étant donné que la migration 2D est suffisamment rapide pour rendre les outils interactifs possibles, nous fournissons un curseur pour faire varier les vitesses dans les radargrammes illustrés à la figure 1. Ensuite, nous ajustons la vitesse pour trouver le réglage qui comprime le plus les anomalies. Nous ne pensons pas à cela comme trouver la vraie vitesse de manière stricte, mais plutôt pour compresser au maximum les hyperboles. La figure 2 montre un résultat lors de la mise au point sur les cibles A et D, où les vitesses résultantes sont respectivement de 75 m/μs et 84 m/μs. Alors, lequel utiliser ? Une variation de près de 10 m/μs est assez importante, et une vitesse de 75 m/μs est considérée comme faible, dans un cas comme celui-ci. Maintenant, il est facile de le découvrir en utilisant le curseur pour ajuster la vitesse jusqu'à 84 m/μs, ce qui donne le résultat illustré à la figure 3. Maintenant, la cible A montre la caractéristique typique des "sourires" d'une vitesse trop élevée, tandis que l'autre les cibles se compriment mieux.

Il est possible de se plonger dans de nombreux détails concernant le réglage correct de la vitesse. Par exemple, le profil ne traverse pas chaque cible perpendiculairement. Cependant, il y a souvent un compromis à faire, qui en réalité n'est pas crucial, tant que la vitesse de migration est traitée séparément de la vitesse utilisée pour les calculs de profondeur et que la conscience du compromis est conservée.

La figure 4 montre le résultat de la migration 3D avec une vitesse fixée à 80 m/μs et les cibles se compriment bien, quelle que soit leur direction. Ce dernier est la force de la véritable migration 3D basée sur un espacement approprié des canaux, un bon positionnement et un logiciel pratique capable d'assembler/regrouper les données dans un volume 3D.

À emporter


Dans les applications 3D, la procédure de migration brille lorsqu'il s'agit de visualiser les cibles dans la vue de dessus, car lorsque vous travaillez avec l'interprétation, c'est la vue la plus utilisée. Aucune expertise approfondie n'est nécessaire pour l'appliquer correctement lorsqu'un logiciel moderne et interactif rend le processus rapide et intuitif. Dans cet exemple, nous n'en avons pas montré toute la force, et cela sera plus évident lorsque nous en viendrons aux exportations AVI et au traitement en tranches profondes, et ces discussions suivront dans les notes suivantes.

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